Monthly Archives: mai 2016

Elle est la première destination mondiale des yachts en termes de chiffre d’affaires. La Côte d’Azur reste une destination favorite par les amateurs de yachting. 70% de la flotte mondiale passe dans les eaux azuréennes chaque année. Ce sont plus de 3600 yachts du monde entier qui s’y croisent en saison.   La Côte d’Azur, mythique Pour les très riches propriétaires de yachts, comme pour ceux qui les louent, la Côte d’Azur est indéniablement encore considérée comme The place to be avec ses paysages paradisiaques et ses innombrables lieux festifs. « Ce qui renforce son attractivité, ce sont aussi les multiples infrastructures d’accueil et de maintenance des yachts, tout comme les services à la carte, l’offre d’hôtellerie et de shopping, » précise Franck Dosne, directeurs des Ports à la CCI de Nice Côte d’Azur. Le territoire azuréen propose ainsi une soixantaine de ports entre Monaco et Saint-Tropez. Et la ville de Cannes, avec ses 5 ports et leurs grandes capacités d’accueil, est avec Antibes et Saint-Tropez une escale incontournable pour ces publics très aisés qui souhaitent la plupart du temps allier navigation, magasins haut de gamme, fêtes de luxe… Salons de rêve Et chaque mois de septembre, deux salons de renom sont même dédiés au yachting : Le Cannes Yachting Festival est le premier salon à flots européen. Il réunit 550 bateaux dont 20% de nouveaux modèles présentés en exclusivité mondiale. Et le Monaco Yacht Show, qui est l’une des plus grandes expositions de super yachts au monde. « Ce secteur représente 1,4 milliards de chiffre d’affaires pour les Alpes-Maritimes et le Var. Et la flotte mondiale a doublé en seulement dix ans. Une nouvelle clientèle arrive et nous devons répondre à leurs attentes. »  

Cela fait des décennies que la Côte d’Azur est devenue une des scènes de référence pour les jazzmen du monde entier. A la mi-juillet, Nice et Juan-les-Pins résonnent des notes de tous les jazz. Contrairement à ce que l’on croit trop souvent, c’est bien à Nice et non aux Etats-Unis qu’est né en 1948, le premier festival de jazz au monde. Il accueillait déjà les plus grands noms à l’instar de Stéphane Grappelli, Claude Lutter, Louis Armstrong et Django Reinhardt.   La Côte d’Azur, le cœur du monde jazzistique Depuis, le Nice Jazz Festival s’est forgé une renommée internationale tant artistique qu’auprès du public… un record de fréquentation en 2015 avec 45 000 spectateurs. Cette année, du 16 au 20 juillet 2016, ce sont 33 groupes, artistes reconnus comme la jeune génération, qui vont se retrouver sur les 6 plateaux et les 2 scènes en plein air. Pour un grand bol de jazz et de musiques actuelles. Jazz à Juan est lui aussi un festival historique. Il fête en effet cette année sa 56ème édition. Le premier Jazz à Juan a été créé en hommage à un célèbre Antibois d’adoption qui n’était autre que Sidney Bechet. Durant 10 jours, du 14 au 24 juillet 2016, au cœur de la bien nommée Pinède Gould, il met en avant autant un jazz traditionnel que ses multiples évolutions au fil des inspirations métissées.

Criques de roches rouges, petites baies de galets, grandes plages de sable fin, en pleine ville ou en pleine nature, la Côte d’Azur est réputée par la diversité de ses plages. 150 km de côtes s’offrent aux amoureux de la Grande Bleue. D’un côté, il y a les plages privées des grands restaurants ou des palaces qui ont fait et font encore la notoriété de la Côte d’Azur. Elles attirent une clientèle aisée soucieuse de confort et restent des lieux festifs de prédilection pour la jet set.   Une multiplicité de paysages De l’autre, entre Monaco et Saint-Tropez, le littoral se compose de centaines de plages, de sable ou de galets, petites ou très étirées, des criques, dont certaines sont accessibles uniquement par la mer, des baies plus ou moins fermées. Une côte extrêmement diversifiée qui fait le bonheur des plaisanciers, des yachts et de tous types d’embarcations. Au hasard, il y a le Cap d’Antibes, et son littoral de calcaire blanc, qui est avant tout réputé pour les plages privées des maisons de milliardaires nichées dans cette presqu’île où l’eau est translucide. Les îles de Lérins, au large de Cannes, offrent elles un spectacle magique avec des fonds marins extraordinaires à portée de masque. Les plages de la Pointe de l’Aiguille à Théoule-sur-Mer embarquent dans un univers mystérieux, avec ses roches rouges, ses cavités et sa grotte, la grotte de Gardanne, l’ancien repère d’un célèbre contrebandier. « Le Cap Taillat dans la presqu’île de Saint Tropez, est une des perles de la Méditerranée avec son eau turquoise qui rappelle les Caraïbes, » complète Luc Dessauvages, de Tahitian Adventure, qui fait découvrir ces lieux en pirogue tahitienne. Un voyage exotique.

Infirmière de formation et éducateur sportif, Véronique Désarménien-Guedj, fondatrice et directrice du spa Montaigne à Cannes, s’intéresse depuis toujours au bien-être. Dans son Spa, Véronique pratique des soins esthétiques énergétiques, reposant sur la chromothérapie et la médecine chinoise. Il s’agit pour elle de pratiques ancestrales, adaptées au mode de vie contemporain. Pourquoi avez-vous choisi de pratiquer ce type de soins ? Par ma formation d’infirmière, j’ai été confrontée à la souffrance des patients et, parfois, au manque d’écoute. Pour résumer, on s’occupe du corps, peu de l’esprit. La médecine chinoise a ceci de particulier qu’elle est holistique : elle prend en charge l’ensemble de la personne. Bien entendu, elle ne remplace aucunement les soins de médecine traditionnelle mais on peut associer les deux. Il m’arrive d’ailleurs d’intervenir avec mon chroma draineur, en post-opératoire, pour faciliter la résorption des œdèmes. Quels sont les soins les plus adaptés aux golfeurs ? Au golf, la position du joueur est tout sauf naturelle. Il faut en premier lieu travailler la prévention, psychologique et musculaire. Plus on est détendu, mieux on joue. La préparation consiste à un rééquilibrage énergétique du corps. Les muscles sont échauffés et les articulations détendues avec des produits yang. L’objectif est d’être « dans son axe » pour avoir un geste plus souple et tonique. Et pour récupérer ? Je conseille un bon massage sportif axé sur les articulations, afin d’éviter les courbatures. On insistera particulièrement sur les tendons qui ont été malmenés (on ôte ainsi les toxines qui peuvent entraîner des tendinites), les muscles seront détendus et allongés.   

Caroline de Boutigny, parfumeur pour la maison Galimard à Grasse depuis huit ans, est responsable du studio des fragrances, un lieu où l’on peut venir composer son propre parfum. De l’épice au fruit Sa madeleine olfactive ? « Le santal mais surtout la cardamome. C’est une épice qui pourrait être un parfum en soi. Elle est chaude et froide, possède une facette complexe et une facette simple. » Une vraie passion au point dans glisser régulièrement dans ses créations. Côté paysages locaux, ce sont les jardins qui l’inspirent « quand on se balade, les sensations sont incroyables. Il y a beaucoup d’agrumes, des orangers, des citronniers, des pamplemousses, des kumquats, etc. Ce sont des notes que j’aime beaucoup ». Pour les non-initiés, un parfum se compose de notes. Les premières à apparaître sont les plus fraîches, des senteurs volatiles comme les agrumes. Quinze minutes plus tard environ, apparaissent les notes de cœur, celles des fleurs, des épices, des senteurs marines. Les notes de fond sont les dernières, les boisés qui tiennent longtemps comme le cèdre, le patchouli, le musc, l’ambre. Passionnée par les parfums depuis l’âge de six ans, Caroline compare son métier à celui d’œnologue « il est le nez du vin, nous sommes celui du parfum et comme lui, nous imaginons des assemblages ».

Ce n’est pas un secret : les soins de bien-être ont le vent en poupe. Spas et centres de thalassothérapie regorgent sur la Côte d’Azur. Pour une heure ou quelques jours, se détendre ou se soigner, tout simplement prendre soin de soi. Sanitas per aquam, Solus per aqua… L’origine du mot Spa viendrait de l’abréviation d’une formule latine signifiant la santé par les eaux. Popularisés aux Etats-Unis, les Spas se sont étendus au monde entier. On en compte une trentaine sur la Côte d’Azur.   Autour des cinq sens Niché au cœur d’un grand hôtel, le Spa contribue au luxe des lieux. De grandes marques de cosmétiques se sont ainsi associées à certains établissements 5 étoiles. Les soins esthétiques dispensés reposent sur des produits toujours plus pointus qui vont de la thérapie anti-âge à la phyto-cosmétologie en passant par la cosmétologie cellulaire. Au-delà des marques connues, les Spas azuréens proposent également des prestations étonnantes issues de plusieurs continents : initiation à la technique de la respiration, réflexologie plantaire, utilisation du shiatsu, massage au beurre de karité ou… au chocolat chaud. Objectif : détendre l’esprit pour soulager le corps. Le but est régulièrement atteint tant les lieux sont pensés pour les corps et les esprits fatigués. Les lumières sont tamisées, les matériaux et les couleurs apaisants ou vivifiants, c’est selon, la musique zen. Pour un effet multi-sensoriel assuré.   La thalassothérapie, une longue histoire azuréenne Grecs et Romains ne s’étaient pas trompés en faisant de la mer, dès l’Antiquité, une source de thérapie. Dès 1908, Monte-Carlo inaugurait ses Thermes Marins… Idéale pour soulager divers maux grâce à sa très forte salinité, la mer Méditerranée est aussi recommandée pour « rebooster » son moral. Absence de vagues, climat doux et ensoleillé, le lieu est en effet propice au repos.   Magnésium, senteurs et froid Aujourd’hui, cinq établissements, parfaitement équipés, accueillent les curistes. Au programme : équipements high-tech et soins haut de gamme dans un cadre enchanteur. Si tous proposent des cures de plusieurs jours, des forfaits journaliers et des soins à la carte, l’innovation est aussi de mise. Une cure anti-âge à base d’huile de magnésium est à découvrir aux Thermes Marins de Cannes. L’établissement de Monte-Carlo s’est doté d’un complexe de cryothérapie : une médecine qui permet, entre autres, l’amélioration des performances sportives par le froid. A Antibes, le centre a élaboré une cure d’aromathérapie avec atelier et cours de cuisine. Et en juillet 2016, la station thermale de Berthemont-les-Bains à Roquebillière inaugurera son nouveau complexe.  

Jicky (1889), N°5 (1921), Shalimar (1925), Arpège (1927), Femme (1945), L’Air du temps (1948)… Des noms qui ont traversé les époques et font partie de l’histoire de la beauté féminine. Intemporels, ces parfums devenus mythiques sont nés sur la Côte d’Azur, à Grasse, plus exactement. Depuis le XIe siècle, les Azuréens ont su exploiter une terre propice à la culture des plantes très odorantes. Plantes locales, oranger, lavande, cassier, myrte, ou importées, rose, jasmin d’Inde et tubéreuse d’Italie, les champs du pays de Grasse ont longtemps ressemblé à de grands jardins fleuris. Si ceux-ci sont aujourd’hui moins nombreux, l’industrie de la parfumerie, filière arômes et parfums, est toujours très importante : 10 % du chiffre d’affaires mondial et 50 % du chiffre d’affaires national sont réalisés à Grasse. Des mythes en flacon Créée en 1714, l’Eau de Cologne, signée Jean-Marie Farina, est le tout premier parfum connu. Le plus célèbre fut imaginé par celle qui ne se contenta pas de révolutionner la mode mais aussi la parfumerie : Coco Chanel. Le N°5 est en effet le premier jus composé à partir d’aldéhydes, des molécules synthétiques, lui conférant son odeur à la fois métallique et chaude. Mythique, ce parfum le fut encore plus lorsque Marilyn Monroe, affirma qu’elle ne portait que lui, la nuit. Aujourd’hui encore, les plus grandes marques choisissent comme égérie des étoiles du 7ème Art. Fragrances et écran noir restent ainsi indissociables dans notre imaginaire.

Comme son nom ne l’indique pas, Menard est une marque japonaise créée par un amoureux de la France, Daisuke Nonogawa. L’institut de Monaco révèle la philosophie de la marque : ce qui est précieux est rare. Le lieu est comme hors du temps. Une fois entré, il faut se préparer à une déconnection totale. Les soins du visage, dont la marque est spécialiste, sont élaborés au Japon. Reposant sur la gestuelle des techniques de shiatsu, qui apaisent les tensions et revitalisent, ils comportent plusieurs minutes de massage. Comptez 3h15 pour un soin corps-visage qui vous laissera légère et apaisée comme jamais. Pour reprendre pied avec la réalité, un thé vert est offert… Menard conçoit également des cosmétiques dans son centre de recherche. Ils sont disponibles dans tous ses instituts, chez des parfumeurs indépendants, dans certains palaces. Toujours en quête de beauté et de sens, Menard a ouvert à Komaki au Japon, un musée rassemblant 1 400 œuvres d’art et est propriétaire du Menard Aoyama Resort, un espace de 330 hectares dédié à la beauté et au bien-être avec son propre parcours de golf.