Monthly Archives: février 2016

Le citron de Menton est une sorte de Graal. Réputé bien au delà des frontières, il a même sa propre légende… « Lorsque Adam et Eve furent chassés du paradis terrestre, Eve emporta un citron. Adam lui demanda de s’en débarrasser. Tout au long de leur voyage, Eve ne trouva rien d’assez beau dans les paysages qui méritent d’accueillir ce fruit d’or. Jusqu’à ce qu’ils arrivent à Garavan. Là, le paysage qu’elle vit lui rappela l’Eden perdu. Et décida de déposer le citron dans ce lieu enchanteur… » Des qualités exceptionnelles Depuis, ce fruit du soleil a connu un magnifique destin. Ses cinq variétés, Santa Teresa, Eureka, Cerza, Adamo et citron de Menton, ont obtenu le label IGP, Indication géographique protégée, en 2015. Et chaque année, en février, il est fêté dignement deux semaines durant. Un festival de couleurs et de saveurs… Une poignée de producteurs passionnés continuent à le cultiver de façon traditionnelle…  » C’est un produit rare. Il a des qualités gustatives et olfactives extraordinaires, une peau beaucoup plus épaisse et une teneur en sucre cinq fois plus importante qu’un autre citron », précise François Mazet, de la Citronneraie du mas Flofaro. Un produit d’exception qu’il réserve aussi aux grands chefs locaux, Robuchon, Troisgros, Guérard, Ducasse ou Bocuse…

Elle est indissociable de la gastronomie azuréenne. L’huile d’olive provençale, par ses qualités gustatives, mais également diététiques, est la « marque de fabrique » des plats méditerranéens. Cuits ou crus, les différents cépages régalent les palais des fins gourmets.Pour les sportifs, et pour les golfeurs en particulier, l’huile d’olive est même un allié de leur alimentation. Le régime crétois, ou méditerranéen, n’a plus ses preuves à faire…Une tradition locale Dans les Alpes-Maritimes, la culture de l’olive et sa transformation est ancestrale. Il reste encore aujourd’hui une petite vingtaine de moulins. Le Moulin de la Brague à Opio en fait partie. Il est l’un des plus grands moulins à huile de la région, datant du 15ème siècle. Depuis 7 générations, il appartient à la famille Michel. « Nous produisons la Caillette, l’olive de Nice. Elle a pour caractéristiques de se déguster aussi bien en huile qu’en olives de table. Elle est fruitée mure, elle a des saveurs d’amandes fraiches et d’artichauts. Très douce, elle convient au plus grand nombre, » pointe Christine Michel, la gérante.

La Côte d’Azur, c’est 70 millions de nuitées et 11 millions de touristes chaque année. Près d’un visiteur sur cinq est Britannique. Ce qui n’est certainement pas dû au hasard… « Les voyageurs venus d’outre-Manche ont été les créateurs, les propagateurs et les principaux protagonistes de la seconde partie du 18ème  au début du 20ème siècle de la vocation touristique de la Riviera, » analyse Alain Bottaro, conservateur aux Archives départementales des Alpes-Maritimes, auteur de « La villégiature anglaise et l’invention de la Côte d’Azur ». A Nice, grâce à cette villégiature hivernale, des quartiers anglais façonnent un nouveau paysage urbanistique.  « Leur influence ne cessera de s’accroître par les capitaux financiers qu’elles sont capables de mobiliser et la notoriété des plus illustres de ses membres, Lord Brougham à Cannes, James Henry Bennett à Menton, les inventeurs des nouvelles stations entre 1834 et 1860. Leur mode de vie et leur perception des paysages méditerranéens ont donné naissance à des projets de villas maritimes, de jardins et d’urbanisme originaux. L’introduction des bains de mer sur la Riviera avant 1860 est emblématique de ces transferts culturels britanniques. »